| Auteur | - Anissa Hanafi , INAT, professeure
- Houda Mazhoud, INRAT, chercheure
- Fraj Chemak, INRAT, chercheur
- Nicolas Faysse, Cirad, chercheur
- Fatma Kharroubi, CRDA Siliana, cheffe d'arrondissement d'accompagnement de la femme rurale
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| Contexte et objectif(s) | En Tunisie, les politiques publiques s’intéressent depuis longtemps au développement des femmes en zone rurale. Cependant, par le passé, ces politiques se sont surtout concentrées sur les aspects sociaux et familiaux. Malgré les progrès réalisés, les femmes rurales restent confrontées à des difficultés majeures d’insertion économique, du fait notamment d’un accès limité aux ressources productives, aux formations et aux marchés.
Face à ces défis, de nouvelles politiques ont placé l’autonomisation socioéconomique des femmes rurales comme priorité depuis les années 2010. De nombreux acteurs de développement ont accompagné la création d’organisations féminines dans les zones rurales de Tunisie. La plupart de ces organisations sont des groupements de développement agricole (GDA). Le premier GDA féminin a été créé en 2012 ; dix ans plus tard, on en compte plus de 160 dans tout le pays. Ces groupements incluent plusieurs milliers de membres. Malgré cette montée en puissance, peu d’études ont analysé ces structures.
Le document étudie la trajectoire, le fonctionnement et le degré d’autonomie de neuf GDA féminins opérationnels dans le gouvernorat de Siliana, en analysant la manière dont ils ont été créés, comment ils fonctionnent, les contraintes auxquelles ils font face, et leur degré d’autonomie.
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